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Ce qui arrive

Actualité

publié le
15/02/2019
- par Bela

Ce qui arrive est un spectacle très librement inspiré d’Ici, roman graphique de Richard Mc Guire (Fauve d’Or 2016 du Festival de la bande dessinée d’Angoulême, prix du meilleur album). L’auteur – artiste américain inclassable et touche à tout – enchâsse des images les unes dans les autres et attribue à chacune une datation dans un désordre chronologique allant des temps les plus anciens à un futur inexistant encore. Le lien entre les images n’est pas une histoire mais un lieu, un seul et unique lieu : le salon d’une maison. C’est à travers lui que l’histoire se raconte, non sous une forme linéaire, mais sous la forme de strates qui se superposent, se chevauchent, se croisent, se répondent.

De ce puzzle temporel, progressivement, avec des allers-retours entre périodes, apparaissent et disparaissent des scènes, des fragments d’une chronique familiale, des instants de vie qui se sont déroulés dans ce salon et s’y dérouleront encore. Un vertige naît du rapprochement temporel de ces scènes qui se déploient comme une fresque éblouissante de la mémoire et de la vie. Moments de retrouvailles familiales, de conflits, de maladie, de mort, de vieillissement, de bonheur, de rires, de rencontres amoureuses, de jeux d’enfants… Nouvelle décoration de la pièce, nouveaux meubles, apparition de la modernité, changements de coiffures, de vêtements… : le temps sans cesse dépose ses signes multiples. Jusque dans le langage et dans les gestes.

C’est dans cette combinaison d’éléments où le temps est à la fois présent, palpable et dérouté que Coline Struyftrouve le terreau de sa transposition du roman graphique à la scène. Dans une chorégraphie précise et sensitive où les corps des deux femmes et trois hommes de la distribution se transforment au gré des époques, elle saisit les passages du temps et de la vie quotidienne pour produire un effet sensible, donner une valeur émotive à la vie, rappeler le temps physique des choses, la trace avant l’oubli. Avec beaucoup de tendresse pour les êtres humains, elle nous invite ainsi à voir, percevoir et sentir le bonheur dans sa dimension à la fois extraordinaire et fugitive.

 

 

Au théâtre Varia du 15 février au 2 mars

AVEC Selma Alaoui/Marie Lecomte‚ Nicolas Buysse‚ Pierre Gervais‚ Vincent Hennebicq/Thomas Dubot‚ Emilie Maquest SON Laurent Gueuning, Marc Doutrepont LUMIÈRE Amélie Géhin COSTUME Claire Farah, assistée de Marine Vanhaessendonck avec la collaboration de Odile Dubucq SCÉNOGRAPHIE, VIDÉO Arié van Egmond assisté de Gwen Laroche (vidéo), Mathilde Glorian, Frédéric Philippe (scénographie) DIRECTION TECHNIQUE, RÉGIE GÉNÉRALE Nicolas Oubraham RÉGIE Camille de Sancy, Jeanne Wintquin (costumes), Gwenaël Laroche (vidéo), Guillaume Le Boisselier (son), Dimitri Wauters (lumière) DRAMATURGIE Manolo Sellati AIDE À LA DRAMATURGIE Nelly Latour TRAVAIL CHORÉGRAPHIQUE Anne-Laure Lamarque AIDE TECHNIQUE Nicolas Sanchez STAGIAIRES Diane Jacquier (mise en scène), Sophie Hazebrouck (scénographie), Camille Tota (vidéo), Yasmina Al-assi, Antoine Minne, Gaspard Dadelsen (acteurs) ASSISTANAT MISE EN SCÈNE Alice De Cat MISE EN SCÈNE Coline Struyf

photo: © Alice Piemme

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