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Du sang dans l'océan (l'homme qui ne souriait jamais)

Oeuvre

littérature générale

Nouveau pseudonyme : Daph Landerneau. Epoque contemporaine. Drame psychologique/roman noir. Après s´être coupé du monde pendant plusieurs années suite au décès de sa femme et de sa fille, un homme décide de réintégrer la 'société' et de se reprendre en main. Le seul objectif qui l´anime désormais est de prendre le contrôle de son destin. Il en fait son cheval de bataille. La seule façon qu´il trouvera pour contrôler son destin sera d´influer sur le destin des autres, notamment en recourant au meurtre. Il fera, sur son chemin, des rencontres tout au moins surprenantes, comme celle d´une nymphomane perverse, d´un clown triste déchu et frustré devenu jongleur de couteaux, ou encore celle d´un sicaire ornithophile aux multiples personnalités... Julius Sand, l´homme qui ne sourit jamais, sourira-t-il un jour ?

Extrait: 

<p>Il me tendit l&acute;arme, la secoua dans ma direction avec insistance. Il voulait que je la prenne en main. Ce que je fis, avec prudence, la tenant par les jointures de mes doigts -- car je ne voulais surtout pas y laisser mes empreintes digitales. &quot;Belle poup&eacute;e, hein?&quot; s&acute;exclama le clown triste, et il partit sur un fou rire d&acute;une bonne minute. Cette hilarit&eacute; sur ce visage de clown triste &eacute;tait bizarre, assez effrayante. Il m&acute;&eacute;voquait ces poup&eacute;es de ventriloques aux spectacles de No&euml;l de l&acute;orphelinat, qui me filaient les jetons quand j&acute;&eacute;tais m&ocirc;me. Encore aujourd&acute;hui, les yeux, la bouche, le visage entier de ces poup&eacute;es, rond, joufflu, me d&eacute;rangeaient. &quot; Tu as le privil&egrave;ge de toucher un flingue qui un jour fera parler de lui ! &quot; me lan&ccedil;a-t-il, tellement exalt&eacute; qu&acute;il haletait et que ses yeux brillaient. Je fus impressionn&eacute;. C&acute;&eacute;tait la premi&egrave;re fois que je voyais une arme &agrave; feu de pr&egrave;s... et la premi&egrave;re fois que j&acute;en touchais une, naturellement. Mais ce ne fut pas la derni&egrave;re. Non, loin de l&agrave;. A ce stade-ci de mon existence, j&acute;ignorais qu&acute;un jour je tiendrais un flingue par la crosse, &agrave; pleine main, et que j&acute;appuierais sur la d&eacute;tente...</p>

Fiche

Année 
2002