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Le cycle des Tenèbres, vol. 1: Les Tenèbres nues. 7 nouvelles + postface.

Oeuvre

littérature générale

Publié sous le pseudonyme de Joey Nobody. Recueil de sept nouvelles fantastiques et d´épouvante. Epoque contemporaine. Fin 20è/déb 21è. La vengeance d´un frère ressuscité... un couple courant dans la nuit poursuivi par une luxueuse voiture... un sicaire engagé dans une dernière mission plus qu´inhabituelle... deux braqueurs en cavale immergés dans un monde hanté et corrompu par le sang... un homme se réveillant dans une chambre noire ligoté à une chaise, livré à de cruels démons sans visage... ou encore cet aveugle tombant dans les griffes de créatures maléfiques oeuvrant sous une pluie diluvienne... autant de proies au coeur de ces ténèbres si denses qu´elles en deviennent palpables.

Extrait: 

<p>Le spectacle avait commenc&eacute;. Le rideau s&acute;&eacute;tait lev&eacute; sur une are de terre laiss&eacute;e &agrave; l&acute;abandon et conquise par la v&eacute;g&eacute;tation sauvage avan&ccedil;ant gerbes par gerbes vers la maison qui semblait tout aussi &agrave; l&acute;abandon vue de l&acute;ext&eacute;rieur bien qu&acute;elle f&ucirc;t meubl&eacute;e. Le soleil, unique projecteur, illuminait la sc&egrave;ne de ses rayons tra&icirc;tres. Au loin retentissait une musique m&eacute;tallique, duo de bourreaux d&acute;acier et de victimes en t&ocirc;le : la note criarde, au seuil de supportabilit&eacute;, d&acute;une tron&ccedil;onneuse. (...) Cet accord dissonant parvenait &agrave; Colin de mani&egrave;re &eacute;touff&eacute;e. Colin avait pris une chaise et s&acute;&eacute;tait assis &agrave; la lucarne, dans l&acute;ombre, pour admirer ce que, &agrave; sa mani&egrave;re, le soleil semblait lui aussi admirer. Le monologue n&acute;allait pas tarder &agrave; emplir l&acute;air de son lourd silence. Oui, un monologue silencieux. Des mots eussent &eacute;t&eacute; superf&eacute;tatoires. L&acute;acteur unique de cette pi&egrave;ce &agrave; ciel ouvert allait se livrer &agrave; une sc&egrave;ne particuli&egrave;re... une sc&egrave;ne &eacute;crite par l&acute;unique spectateur. P&egrave;re avait &eacute;t&eacute; chercher une pelle dans la remise et, apr&egrave;s avoir siffl&eacute; deux canettes de bi&egrave;re avec pour seul temps d&acute;arr&ecirc;t celui qui avait &eacute;t&eacute; n&eacute;cessaire pour les d&eacute;capsuler, allait se mettre au travail. (...) ...les morts n&acute;existent que dans et par la m&eacute;moire des vivants. Oui, il est si facile de tuer un mort. Peut-il &ecirc;tre aussi facile de rayer un vivant? Colin allait peut-&ecirc;tre en avoir bient&ocirc;t la r&eacute;ponse... et le coeur net...</p>

Fiche

Editeur 
Editions des Ecrivains
Année 
2001