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Au rythme des déluges

Oeuvre

littérature générale
Au rythme des déluges

Pedro est planté devant le décor : Lisbonne. Jouant à l'ennui et torturé par une mère étouffante. Sans parler de son boulot dans les bars de la nuit lisboète. Drogue, amour, musique, Pedro se perd entre deux amours. Le premier, Junior, homme stable, trop sûr et le deuxième, Jack, un voyageur de passage qui s'en va toujours mais qui revient aussi. Jack tente de séduire Pedro en lui proposant d'aller en Inde à la recherche des racines de son père.....

Le roman est suivi de 8 nouvelles et 1 épilogue

  • Dieu et l'Ange
  • Mes cendres
  • Loïc et Sébastien (1)
  • Backgammon
  • Cher Hender,...(2)
  • Reviendrez-vous
  • Oublier la vie !
  • Vernissage
  • Épilogue

Extrait: 

<p>J&acute;&eacute;tais nu. De cette nudit&eacute; imb&eacute;cile et un peu vulgaire. Je n&acute;aime pas &ecirc;tre nu. Je suis beaucoup trop maigre. Mes pouces et mes index se rejoignent trop facilement &agrave; nouveau autour de mes hanches. J&acute;&eacute;tais nu. Dans un parc. Ou quelque chose qui y ressemblait. J&acute;&eacute;tais accroupi. &agrave; la recherche des ar&ocirc;mes oubli&eacute;s. Mes sens tent&egrave;rent de me persuader que j&acute;avais perdu l&acute;essentiel. Ma peau r&eacute;agissait agr&eacute;ablement sous le passage d&acute;un coquelicot &agrave; ?eur rouge vif dont l&acute;un ou l&acute;autre p&eacute;tale plongeait dans mes cheveux. Sur mes &eacute;paules. Je sentais l&acute;odeur de ma peau se parfumer merveilleusement. Je ne trouvais aucune explication &agrave; ma pr&eacute;sence dans ce lieu. Lieu que je ne connaissais d&acute;ailleurs pas. Les couleurs y &eacute;taient parfois transparentes. Surpris. Un homme me prit la main. Il me la serra pour &ecirc;tre s&ucirc;r de ne pas me perdre. Je tentais de le d&eacute;visager. Lui aussi m&acute;&eacute;tait &eacute;tranger. Il &eacute;tait beaucoup plus &acirc;g&eacute; que moi. Ses mains rugueuses et poilues trahissaient un visage d&eacute;bonnaire. Beau. Par&eacute; &agrave; toutes les &eacute;preuves. Son sourire me tranquillisait presque. Et sa voix m&acute;attendrissait. Je savais que c&acute;&eacute;tait l&acute;homme id&eacute;al et qu&acute;il m&acute;aiderait &agrave; poursuivre ma recherche. Comprendre les fragrances de la vie. Quel r&ecirc;ve absurde. Avoir dix-sept ans et &ecirc;tre pers&eacute;cut&eacute; la nuit d&acute;utopies aussi stupides. Surpris par ce r&ecirc;ve id&eacute;alement idiot certains vertiges me reviennent. Les vertiges de cette vie qui ne m&acute;appartiendra jamais.</p>

Fiche

Editeur 
Labor
Année 
2000