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Les mangeuses de chocolat

Oeuvre

théâtre - texte

Dans ce groupe de thérapie où trois patientes doivent soigner leur dépendance au chocolat, la thérapeute assiste, impuissante, à une véritable mutinerie qui remet son propre rôle en question. Une pièce drôle et efficace, devenue en quelques mois un "classique" du genre ! (www.lansman.org)

La pièce a été créée à l’Atelier Saint-Anne en février-mars 1996, dans une mise en scène de l’auteur, avec Claire Bodson, Jacqueline Bollen, Muriel Jacobs et Michelle Schor.
Traduction et production en catalan.
Représenté en italien en février 2005 au Théâtre Stanze Segrete de Rome. ("Le mangiatrici di cioccolata", mise en scène d'Edoardo Rossi, avec Daniela Calò, Sonia Fiorentini, Emanuela Ponzano, Véronique Vergari).
En néerlandais dans une mise en scène d’Adrian Brine au Raamteater d’Anvers.

Extrait: 

<p>LA THERAPEUTE Bien. Voil&agrave;. &Ccedil;a doit vous sembler un peu contradictoire, ou cruel, de commencer une r&eacute;union comme &ccedil;a, en vous mettant tout ceci devant vos yeux &ndash; du chocolat, n&rsquo;ayons pas peur de dire le mot : chocolat, chocolat, chocolat. Oui, &ccedil;a doit vous para&icirc;tre bizarre, mais nous nous sommes rendus compte, mes coll&egrave;gues du centre et moi, nous nous sommes rendus compte que les patients, &agrave; la fin de la s&eacute;ance, se pr&eacute;cipitent &agrave; l&rsquo;&eacute;picerie la plus proche &ndash; &agrave; droite, ici, juste derri&egrave;re le coin &ndash; et la d&eacute;valisent de tout son chocolat. &Agrave; force d&rsquo;en parler pendant la s&eacute;ance, l&rsquo;envie de chocolat, chez les patients, devient de plus en plus forte, jusqu&rsquo;&agrave; atteindre un point de non retour, un point d&rsquo;explosion, je dirais m&ecirc;me, un point o&ugrave; ils doivent absolument consommer du chocolat. Ce qui n&rsquo;est pas le but recherch&eacute; par ces s&eacute;ances, que du contraire !&hellip; Alors, on a trouv&eacute; cette parade. Ce n&rsquo;est pas de la torture mentale, non, non, vous pouvez vous servir, vous pouvez en manger un b&acirc;ton, ou tout manger, si vous en avez envie &ndash; en g&eacute;n&eacute;ral, les patients ne le font pas&hellip; enfin, peu&hellip; enfin c&rsquo;est rare&hellip; enfin, vous pouvez. Nous sommes d&rsquo;accord ? Bien. Cette premi&egrave;re s&eacute;ance, c&rsquo;est pour se rencontrer, se conna&icirc;tre, se rendre compte qu&rsquo;on n&rsquo;est pas seul, que d&rsquo;autres ont un probl&egrave;me avec le chocolat, un probl&egrave;me semblable au sien, et en m&ecirc;me temps diff&eacute;rent, prenant des formes diff&eacute;rentes ; et c&rsquo;est cela qui est important, ces formes diff&eacute;rentes, la confrontation de ces formes diff&eacute;rentes ; c&rsquo;est fondamental, la confrontation, sentir l&rsquo;autre, soutenir l&rsquo;autre, aider l&rsquo;autre, ne serait-ce qu&rsquo;en l&rsquo;&eacute;coutant, pour s&rsquo;aider soi-m&ecirc;me. Trop souvent, quand on mange du chocolat, on est seul, on le fait presque en cachette, comme si c&rsquo;&eacute;tait une chose honteuse, comme si on se&hellip; &ndash; vous voyez ce que je veux dire &ndash; et il faut absolument rompre cet isolement, il faut absolument accepter son probl&egrave;me comme &eacute;tant un probl&egrave;me, un probl&egrave;me partag&eacute; par d&rsquo;autres personnes, vous faites partie d&rsquo;une communaut&eacute; &ndash; le mot est l&acirc;ch&eacute;, le mot &laquo;communaut&eacute;&raquo;, un mot capital &ndash; et ce n&rsquo;est qu&rsquo;au sein de cette communaut&eacute;, gr&acirc;ce &agrave; cette communaut&eacute;, que vous allez enfin pouvoir r&eacute;soudre votre probl&egrave;me&hellip; C&rsquo;est pour cela que nous sommes ici. Toutes ensemble. R&eacute;unies&hellip;</p>

Fiche

Année 
1996