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Biographie 

Né le 9 octobre 1939 à Bruxelles, Pierre Mertens s'est illustré dans tous les genres littéraires. Spécialiste en droit international, professeur et chercheur, le père du concept de « belgitude » est également l'auteur de nombreux romans, essais, nouvelles et pièces.
A 11 ans, il écrit déjà de petits spectacles pour les fêtes de l'école. Dans les terrains vagues de son quartier, il reconstitue le supplice de Jeanne d'Arc ou la conquête de l'Amérique. Au milieu des années 50, les combats en Algérie éveillent sa conscience politique. Il découvre alors Green, Dostoïevski, Kafka ou Freud. Devenu juriste spécialisé en droit international, il est présent sur les points chauds du globe (le Proche-Orient, la Grèce des colonels, Prague, le Tiers-Monde) où il combat les atteintes aux droits de l'homme.
Parallèlement, Pierre Mertens se consacre à l'écriture. En 1969, sort son premier roman L'Inde ou l'Amérique récompensé l’année suivante par le prix Rossel. Au début des années 70, il adapte et met en scène Le verdict de Kafka et devient chroniqueur littéraire au journal Le Soir. Sans cesser de voyager et de militer, il continue de publier romans et nouvelles : La fête des anciens (1971), Les bons offices (1974), Nécrologies (1977), Terre d'asile (1978), Ombres au tableau (1982), Perdre (1984). En 1987, Les éblouissements, qui met en scène la figure de l’écrivain et médecin allemand Gottfried Benn, reçoit le prix Médicis.
Pierre Mertens est aussi l'auteur d’un livret d’opéra, La passion de Gilles (1982, musique de Philippe Boesmans) et de plusieurs pièces, dont Flammes (1993). Parallèlement, il collabore à divers ouvrages sur la Belgique littéraire et voit certaines de ses oeuvres adaptées au théâtre, à la radio ou au cinéma.
En 1989, il est élu à l'Académie Royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique et nommé Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres de la République française. Il publie alors coup sur coup Lettres clandestines, court récit consacré aux derniers jours d’Alban Berg, et un recueil de nouvelles Les phoques de San Francisco. Il fait scandale en 1995 avec Une paix royale dans lequel il jette un regard sans complaisance sur la monarchie belge. La passion amoureuse est le thème central de Perasma (2001).
Il n’a cessé d’écrire sur la littérature et les auteurs qu’il aime : Kafka, Pasolini, Gracq, Rushdie, Kundera… (L’agent double, 1989, Une seconde patrie, 1997) et a rassemblé certaines de ses chroniques de presse dans La violence et l’amnésie (2004).

A consulter : Danielle Bajomée (dir.), Pierre Mertens l’arpenteur, Labor, Archives du Futur, 1989.

Bio-bibliographie revue et complétée, 6 mars 2009.