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Kontainer Kats

Oeuvre

théâtre - texte

Angel, J.Peel, Stick et Hart, quatre femmes reconverties en gansters se retrouvent dans une planque après un hold-up de diamants dans une des plus grosses banques de la ville. Le coup qui fera d’elles des nouvelles femmes pour une nouvelle vie se transforme en massacre. Une des braqueuse, Iron, le « boss » du clan y a laissé sa vie. C’est la débandade. Hart s’en sort comme elle peut et prend un otage, Sally, une femme enceinte qui se trouvait sur son chemin et qu’elle ramène dans la planque. Les « cailloux » quant à eux sont sains et saufs. Ils vont devenir l’enjeu de nombreuses convoitises. Le temps est précieux et les tensions sont vives : les règlements de comptes, les malentendus, la méconnaissance de l’autre, les remises en question, l’adrénaline, les « coups de mou », deviennent le cœur de ce huit clos inspiré de la situation de départ du film « Reservoir Dogs » de Tarantino.

Extrait: 

<p style="text-align: justify">G&eacute;n&eacute;rique musical. Cris de chats. Une esp&egrave;ce de hangar. Des murs pas tr&egrave;s nets qui se fondent avec l&rsquo;obscurit&eacute;. Une femme, J.Pell, entre, tr&egrave;s d&eacute;contract&eacute;e, une valise &agrave; la main attach&eacute;e par des menottes. Elle porte un walkman sur les oreilles. Elle est tr&egrave;s distingu&eacute;e dans son costume deux-pi&egrave;ces, et son allure ressemble &agrave; celle de Jhon Travolta dans &laquo; Pulp Fiction &raquo;, les cheveux en moins. Elle s&rsquo;allume une cigarette. Entre une deuxi&egrave;me femme, Angel, m&ecirc;me allure, les cheveux en plus. Elle d&eacute;gaine et met J.Peel en joue. Tant que la premi&egrave;re femme gardera son walkman sur les oreilles, la musique sera pr&eacute;sente. Angel : Donne-moi la malette ! J.Peel ne bouge pas, perdue dans sa contemplation musicale. Angel : Donne-moi cette putain de mallette ! Apr&egrave;s un moment de r&eacute;flexion, Angel s&rsquo;approche &agrave; pas de loup de J.Peel. Celle-ci d&eacute;gaine imm&eacute;diatement. Temps. Observation. Malaise . D&eacute;termination. Angel : Donne-moi la mallette. J.Peel : Qu&rsquo;est-ce que tu dis ? Angel (suppliante) : Donne-moi la mallette J.Peel : Quoi ? J.Peel enl&egrave;ve son Walkman. La musique se coupe. Angel (entre ses dents) : Donne-moi cette putain de mallette ! J.Peel : Viens la chercher ma grande. Angel : M&rsquo;appelle pas comme &ccedil;a, j&rsquo;ai un nom comme tout le monde. J.Peel : Grosse touffe ? Angel : Quoi ? Donne-moi cette fucking fucking mallette ou je t&rsquo;explose la tronche et ton petit cr&acirc;ne de fesses. J.Peel : De si jolis mots dans une si jolie bouche. Je te donne la mallette si tu me traduis tout &ccedil;a en fran&ccedil;ais. Il va falloir que tu r&eacute;fl&eacute;chisses bien s&ucirc;r. Ca demandera du temps. Angel : Tu me cherches l&agrave;, je vois bien que tu me cherches. Entre une troisi&egrave;me femme, Stick. M&ecirc;me allure, avec des lunettes. Elle a l&rsquo;air mal en point. Elle d&eacute;gaine deux armes qu&rsquo;elle pointe maladroitement sur les deux autres femmes. Angel et J.Peel r&eacute;agissent et sortent chacune une autre arme qu&rsquo;elle pointe sur Stick. J.Peel : C&rsquo;est gentil de venir nous voir pour cette petite f&ecirc;te. J&rsquo;imagine que tu veux aussi la mallette&hellip; Stick : Pardon ?&hellip; J.Peel (elle crie): J&rsquo;imagine que tu veux aussi la mallette ! Stick : Mais pas du tout. Angel lui colle son arme sur la tempe. Angel : C&rsquo;est pas de la gnognote tu sais. Superbe attach&eacute;-case. High Classe. Tu es s&ucirc;re que tu la veux pas ? Stick : Je&hellip;Je ne sais pas&hellip; J.Peel : Elle ne sait pas. Qu&rsquo;elle est mignonne, tu trouves pas ? Comment tu tappelles ?&hellip;Quel &acirc;ge tu as ?&hellip;O&ugrave; sont tes parents ? qu&rsquo;est-ce que tu vas nous chanter comme chanson ? Angel : Moi j&rsquo;en connais une mais je ne sais pas si j&rsquo;oserais. J.Peel : Oh tu sais, une fois que tu t&rsquo;es lanc&eacute;e, &ccedil;a roule tout seul. J&rsquo;en connaissais une&hellip;Comment &ccedil;a va encore ?&hellip;Avec des histoires de trous dans le ciel&hellip; J.Peel chantonne tout en essayant de retrouver les paroles. Angel : Wouah c&rsquo;est dr&ocirc;le&hellip; Je la connais aussi. J.Peel : Tu me d&eacute;concentres putain ! Merde ! Comment ca va&hellip; mmm &ccedil;a c&rsquo;est l&rsquo;air&hellip;Les paroles alors c&rsquo;est&hellip;Oui c&rsquo;est &ccedil;a c&rsquo;est &ccedil;a&hellip; (elle chante) &laquo; Si tu vas au ciel Si tu vas au ciel, Bien avant moi, Bien avant moi Fais un p&rsquo;tit trou Fais un p&rsquo;tit trou Que j&rsquo;passe par l&agrave; Que j&rsquo;passe par l&agrave;&hellip;. &raquo; Angel et J.Peel reprennent en ch&oelig;ur. Stick s&rsquo;introduit timidement dans la chanson. Angel et J.Peel s&rsquo;arr&ecirc;tent brusquement et la regardent. Angel : Tu chantes comme une fesse. J.Peel : Qu&rsquo;est-ce que tu fous si c&rsquo;est pas pour la mallette ? Tu es venue nous rendre une petite visite de courtoisie ? Ou te receuillir dans ce coin puant en &eacute;coutant pousser tes jambes. Angel : Fucking dr&ocirc;le &ccedil;a. Tu me tues. J.Peel : Quand tu veux. Maintenant ou tout de suite ? Angel : Tu me cherches l&agrave; , je vois bien que tu me cherches ! J.Peel ( &agrave; Stick) : Je t&rsquo;ai pos&eacute; une question la bigleuse. Stick : J&rsquo;avais un rendez-vous&hellip;un rendez-vous&hellip;avec vous&hellip; Angel (chantant) : J&rsquo;avais un rendez-vous&hellip; J.Peel (m&ecirc;me jeu) : &hellip;Rendez-vous avec vous&hellip; Rires. Les rames sont rengain&eacute;es. Stick &eacute;clate en sanglots. J.Peel : Du calme Stick, c&rsquo;&eacute;tait pour rigoler. Stick : Je suis l&agrave; pour vous donner un coup de main, pour r&eacute;l&eacute;chir, pour poser les bonnes questions, pour analyser les situations&hellip; J.Peel : Poil aux nichons. Stick : J&rsquo;en peux plus de vos jeux &agrave; la con, je suis faite pour penser moi, pas pour d&eacute;gainer. Angel : Merde, c&rsquo;est vrai. Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on a fait comme connerie&hellip; J.Peel (montrant la mallette) : H&eacute; Angel, les cailloux c&rsquo;est aussi des &laquo; conneries &raquo; ? Stick : Qui a pens&eacute; au verrouilage central, au syst&egrave;me D 322, au minutage super pr&eacute;cis, aux distances, aux camouflages, aux grilles, &agrave; l&rsquo;&eacute;lectronique, parce qu&rsquo;il faut de bonnes notions d&rsquo;&eacute;lectronique par dessus le march&eacute;, aux empreintes, &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e, &agrave; la sortie, au gardien, aux chiens, &agrave; la poussi&egrave;re, aux conditions climatiques, &agrave; l&rsquo;&eacute;tat du terrain, &agrave; ma m&egrave;re&hellip;Merde ! Vous voyez pas que j&rsquo;ai peur ? J.Peel : C&rsquo;est &ccedil;a , c&rsquo;est &ccedil;a, parles-en &agrave; qui tu veux et tu m&rsquo;en touches un mot &agrave; l&rsquo;occasion. Angel : Un peu de c&oelig;ur J.Peel , tu ne vois pas que cette petite se tape une d&eacute;pression ? Temps. J.Peel s&rsquo;approche de Stick. J.Peel : Qu&rsquo;est-ce que t&rsquo;as foutu avec la bagnole ? Pourquoi t&rsquo;&eacute;tais pas l&agrave; ? Stick : J&rsquo;ai entendu des coups de p&eacute;tards&hellip;J&rsquo;ai attendu, un peu&hellip;Je voyais personne alors&hellip; J.Peel : Alors ? Stick : Je me suis pinc&eacute;e pour voir si je r&ecirc;vais pas, tout se passait super bien et je me voyais d&eacute;j&agrave; &agrave; Honolulu en train de siffler un gin-fizz, et tout &agrave; coup, j&rsquo;ai compris que &ccedil;a mitraillait en&rsquo;dans, alors&hellip;alors j&rsquo;ai p&eacute;t&eacute; les plombs. Une trouille de dieu l&rsquo;p&egrave;re m&rsquo;a ravag&eacute; les neurones&hellip;(elle pleure presque)&hellip;Je sais que vous allez me savonner, mais je vous dis que la v&eacute;rit&eacute; vraie, je ne suis pas blind&eacute;e comme vous pour ce genre de boulot, je suis qu&rsquo;une petite encodeuse minable, j&rsquo;ai jamais &eacute;t&eacute; une h&eacute;ro&iuml;ne, juste un peu de trafic dans les temps morts&hellip; (elle s&rsquo;arr&ecirc;te) Qu&rsquo;est-ce que vous regardez ? J.Peel : Ton pif. J&rsquo;ai jamais vu un nez comme le tien. Y doit &ecirc;tre class&eacute;, c&rsquo;est pas possible. Pas vrai Angel ? Angel : Un fucking garage &agrave; crottes. (elle rit toute seule) J.Peel : En fran&ccedil;ais Angel ! Y a que &ccedil;a que je saisis. Faut que je te le rentre comment dans ta petite t&ecirc;te &agrave; poil ? Angel (saisissant le nez de Stick): Tu me cherches l&agrave;&hellip; Stick : A&iuml;e&hellip; Mon nez merde ! Angel : Ta gueule ! J.Peel : Ca je comprends Angel, tu vois quand tu veux.(puis &agrave; Stick) Continue la branleuse. Stick : J&rsquo;ai cru que vous passiez de l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute;, dans le poullailler&hellip;A&iuml;e ! J&rsquo;ai attendu un peu &hellip;un petit peu quoi&hellip;A&iuml;e ! Je .. je me suis dit&hellip;si tu tiens encore &agrave; tes fesses&hellip;barre-toi&hellip;Sinon t&rsquo;es bonne pour la cueillette&hellip;A&iuml;e ! Angel : Et quand je me suis rappliqu&eacute;e &agrave; la bagnole, plus de Stick. Rien que le pav&eacute; tout nu. Ce tas c&rsquo;&eacute;tait tir&eacute;. Alors j&rsquo;ai mis la sixi&egrave;me vitesse et je me suis dit que cette salope elle m&rsquo;avait foutu dans un beau merdier. J&rsquo;ai arr&ecirc;t&eacute; une bagnole et sa bourgeoise qui passait dans l&rsquo;coin, j&rsquo;l&rsquo;ai sortie par la peau des fesses, elle couinait comme un orchestre de truies, puis j&rsquo;me suis taill&eacute;e sans demander pardon. Stick : On est vraiment dans la merde bordel !On est dans un solide merdier !Mais qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;&eacute;tait ces coups de p&eacute;tards ? Et Hart ? Et Iron ? Vous les avez vues ? &hellip;On est vraiment dans une merde en trois dimensions&hellip; J.Peel : Elle a tout compris Einstein. (elle sort son flingue et vise Stick &agrave; plusieurs endroits) Hop, hop hop, hop,hop. Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on s&rsquo;amuse,pas vrai Stick ? Depuis le d&eacute;but j&rsquo;attendais que tu te plantes. J&rsquo;ai toujours su que t&rsquo;allais virer ta cuti au dernier moment. C&rsquo;est toi qui est dans le merdier Stick, parce que moi les punaises je les &eacute;crase, je pr&eacute;f&egrave;re les canner avant qu&rsquo;elles fassent des p&rsquo;tits&hellip;Je ne sais pas&hellip;C&rsquo;est plus fort que moi&hellip;comme une d&eacute;mangeaison. On entend le bruit d&rsquo;une porte qui claque et des petits couinements qui deviennent de plus en plus stridents. Elles se figent. Angel se glisse vers l&rsquo;entr&eacute;e, tandis que J.Peel vise toujours Stick. J.Peel : Ce n&rsquo;est que partie remise, Stick. Une femme d&eacute;boule sur le plateau en criant. Elle est &eacute;chevel&eacute;e et semble avoir subi une terrible tension. Son corps rond est dissmul&eacute; sous une robe large agr&eacute;ment&eacute;e d&rsquo;un petit col blanc. La femme(parlant &agrave; quelqu&rsquo;un qui se trouve derri&egrave;re elle) : Vous &ecirc;tes d&rsquo;une brutalit&eacute; et d&rsquo;une grossi&egrave;rt&eacute; ! Je ne vous ai strictement rien fait, je ne vois pas pourquoi vous &ecirc;tes si m&eacute;chante avec moi. Vous &ecirc;tes une femme&hellip; Non ? On pourrait se comprendre, mon dieu, pourquoi moi ? Il y en avait d&rsquo;autres pourtant, beaucoup plus jolie, beaucoup plus riches&hellip;Tenez prenez ce que j&rsquo;ai&hellip;Tout. Elle fouille dans son sac &agrave; main. Soudain elle se fige, se sentant observ&eacute;e. Elle se retourne et aper&ccedil;oit les trois autres qui la fixent. La femme : Je ne suis pas toute seule, je suis sauv&eacute;e !Aidez-moi, je vous en supplie. Cette femme est dangereuse, elle m&rsquo;a frapp&eacute;e. Au secours ! Bruit de la porte d&rsquo;entr&eacute;e qui se ferme. Les trois femmes d&eacute;gainent leurs armes et visent la femme qui se met &agrave; crier tout son sao&ucirc;l, compl&egrave;tement hyst&eacute;rique. Longtemps. Les trois autres se regardent, ne sachant pas quoi faire. Une cinqui&egrave;me femme appara&icirc;t sur le plateau, c&rsquo;est Hart, m&ecirc;me allure que les autres, les yeux brid&eacute;s en plus. Hart a les bras nus, un tatouage lui enserre le cou et quatre griffes sont marqu&eacute;es sur sa joue. Elle se glisse derri&egrave;re la femme qui crie et lui saisit le cou d&rsquo;un mouvement net et silencieux. La femme s&rsquo;arr&ecirc;te net, ferme les yeux et tombe sur le sol. Angel (affectueuse): Hart ! J&rsquo;te croyais en train de faire la causette aux poulets !Quand je suis sortie de cette putain de banque, &ccedil;a canardait encore, et t&rsquo;es l&agrave; avec ta p&rsquo;tite tronche de lemon. Pour ton premier coup avec nous, tu t&rsquo;surpasses !T&rsquo;es pass&eacute;e &agrave; travers la passoire comme une pro. J&rsquo;savais que tu m&rsquo;&eacute;paterais. Pas vrai qu&rsquo;elle est &eacute;patante J.PeelN ? J.Peel : Citron, Angel, pas lemon. Angel : Et c&rsquo;est tout ce que &ccedil;a te fait ? J.Peel (&agrave; Hart) : O&ugrave; est Iron ? Stick : C&rsquo;est vrai &ccedil;a, o&ugrave; est Iron ? Temps. Hart : L&agrave; o&ugrave; elle ne devra plus se battre. Angel : C&rsquo;est une devinette ? C&rsquo;est quoi cette phrase &agrave; la mort moi le n&oelig;ud ? On te demande o&ugrave; est Iron. Hart, par un geste, fait comprendre aux autres qu&rsquo;elle est morte. R&eacute;action de J.Peel, visiblement touch&eacute;e. Angel : Ce qu&rsquo;elle peut me les casser quand elle se prend pour Bruce-Lee ! Stick : Iron a cann&eacute;. C&rsquo;est la merde. La putain de merde. Celle qui colle &agrave; la pompe &agrave; rayures. Celle que tu re&ccedil;ois en pleine gueule quand tu mets ta t&ecirc;te en-dessous du cul d&rsquo;un cheval. Elles la regardent toutes. Stick : Ben quoi ? Qu&rsquo;est-ce que j&rsquo;ai dit ? J.Peel (m&eacute;prisante) : T&rsquo;es vraiment d&eacute;gueulasse Stick. Une sp&eacute;cialiste de la merde. Stick : Mais on est vraiment dans la merde ! J.Peel ( tr&egrave;s tendue) : Tu veux pas r&eacute;p&eacute;ter ? J&rsquo;ai pas compris . Angel (qui vient de comprendre) : Iron est morte ? Iron est morte ? J&rsquo;veux pas l&rsquo;croire&hellip; J&rsquo;vais tous les trouer ces b&acirc;tard qui font la loi at qui se prennent pour Rambo ! Depuis que j&rsquo;suis gosse y me sucent al raie et font l&rsquo;vide autour de moi ! (aux bords des larmes) Iron c&rsquo;&eacute;tait le boss&hellip;mais c&rsquo;&eacute;tait aussi la marraine de mon gosse&hellip; Temps. J.Peel (vraiment &eacute;mue) : C&rsquo;est beau ce que tu dit Angel. (temps). Mais &ccedil;a ne la fera pas revenir. Angel (tr&egrave;s &eacute;mue aussi) : Je sais J.Peel, je sais. Mais pourquoi elle ? Pourquoi elle ? Pourquoi pas Stick ? Ou Hart ? Ou moi ? Ou m&ecirc;me toi J.Peel ? J.Peel : Question de bol. Hart : Grande loterie. J.Peel (montrant la femme parterre) : Et elle, c&rsquo;est quoi ? C&rsquo;est le gros lot ? Angel : C&rsquo;est vrai &ccedil;a, c&rsquo;est quoi cette baleine ? Hart : Je suis pass&eacute;e avec la baleine. Cadeau du ciel. Stick : Et &ccedil;a c&rsquo;est la super merde au-dessus du g&acirc;teau. J.Peel : Quel g&acirc;teau ? Avec quoi tu viens, FISCHSTICK ? Angel(encore dans les pleurs, elle rit) : Fucking dr&ocirc;le &ccedil;a, j&rsquo;la retiens. Stick : C&rsquo;est &ccedil;a, riez, riez. En attendant, ce tas il est l&agrave; et bien l&agrave;. Alors qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;on fait ?On la tue ? Ou on la laisse moisir l&agrave; et on se casse ? Chacun de notre c&ocirc;t&eacute;, ni vu ni connu. Apr&egrave;s s&rsquo;&ecirc;tre gentiment partag&eacute; les cailloux ? &hellip;Hein ?&hellip;Hein ?&hellip;Hein ? Puisqu&rsquo;Iron s&rsquo;est fait buter, je propose de reprendre la situation en mains. J.Peel : Tu vas rien toucher du tout Fischstick, t&rsquo;as les mains beaucoup trop sales. Stick : Ok, ok. Tu proposes quoi la f&eacute;l&eacute;e ? J.Peel (souriante) : De te faire ta f&ecirc;te. On entend un g&eacute;missement. La femme &eacute;tendue au sol se r&eacute;veille. La femme : Ma t&ecirc;te&hellip;J&rsquo;ai mal aux yeux&hellip;Je me sens toute molle. (elle aper&ccedil;oit les autres dans un brouillard) Des ombres toutes noires virevoltent autour de moi&hellip;(elle &eacute;met un petit cri en se tenant le ventre) A&iuml;e&hellip;Ca bouge l&agrave;-dedans&hellip;(puis reprenant un peu ses esprits, paniqu&eacute;e)&hellip;Mon b&eacute;b&eacute;&hellip;Mon petit Balthazar&hellip;Pourquoi je suis &agrave; terre moi ? Il a horreur du froid&hellip; J.Peel : Tr&egrave;s touchant la baleine attend des petits.</p>

Fiche

Année 
1997