Pessoa me fait la tête. Depuis que je suis attablé dans le bar,
il me jette des regards lourds de reproche, sa moustache carrée
agitée de tressautements. Et il met de longues minutes à venir me
resservir quand mon verre de vin blanc est vide.
Qu'est-ce que j'ai pu faire pour qu'il m'en veuille ? Jusque-là,
c'était l'harmonie entre lui et moi, l'entente parfaite. On se
comprenait sans se parler, ce qui vaut mieux, puisque je ne
comprends pas un mot de portugais. Serait-il cousin de l' ...